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Philippe Besson, lettres
et le néant
Un roman épistolaire sur une
liaison jusqu'à sa fin
Quelques mois après l'Enfant d'octobre, roman-fiction
paru chez Grasset
qui suscita de nombreuses polémiques, Philippe Besson
revient avec Se Résoudre aux adieux, roman épistolaire.
La narratrice s'appelle Louise, ses lettres, elle les adresse
à Clément, l'homme qu'elle aimait et qui l'a
quittée.
Voyage autour du monde
La première lettre part de La Havane, lieu d'exil qu'elle
a choisi pour guérir, ville où elle n'avait
jamais été avec l'être cher. « Clément,
j'ai décidé de t'écrire, plutôt
que rien. Plutôt que rester là comme ça
dans le silence. » L'incipit pose le décor…
Au fil des pages le lecteur voyage à New York, Venise,
prend l'Orient express et retrouve Paris. Chaque lettre
retrace cette histoire d'amour, des grands bonheurs des débuts
aux souffrances d'une fin presque programmée.
Attentes, promesses, désillusions, Louise raconte comment
celui qu'elle croyait être l'homme de sa vie est finalement
parti. Sans attendre de réponse du destinataire,
l'expéditrice choisit les mots comme traitement curatif.
Dans le coeur d'une femme
Dans Se résoudre aux adieux, Philippe Besson
bluffe totalement son lecteur en se mettant dans la peau d’une
femme. On ne sait par quels moyens il a réussi
à rendre aussi bien les émotions du sexe opposé
et les ressentis d'une femme blessée. Un feuilleton
que l'on dévore et qui prouve une fois de plus le talent
de ce grand écrivain.
Aurélie Sarrot
Métro le
11 janvier 2007
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