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Couverture 48h au Lutetia Le repos du guerrier

Huit écrivains enfermés à tour de rôle dans le palace mythique de la rive gauche. Une mission : écrire. Un thème : le sommeil. Une contrainte : le temps. Voilà l’expérience intime qui s’est déroulée début 2005 à Paris et qui débouche sur 48H au Lutétia publié chez Scali.

Une plume -qui nous est chère- s’est acoquinée au duvet des édredons et c’est un Philippe Besson facétieux et libre qui nous livre ses éclipses de soleil.

« Il a la moitié de mon âge, un rire qui lui jette la tête en arrière et lui ferme les yeux. Quand il est habillé, il porte des jeans Diesel tombant sur ses hanches, des tee-shirts Ralph Lauren trop étroits pour son torse et des boxers noirs eXcite dont on distingue nettement le rebord –c’est fait exprès- dès qu’il se penche en avant. Ca lui va bien.
La nudité aussi lui va bien. Dans le sommeil, cette nudité devient un abandon. Il dort tout nu. »


Nuits de Chine, nuits câlines, nuits d’amour chantonnaient aux années folles quelques dandies hantant les suites luxueuses et voluptueuses du palace de Saint-Germain-des-Prés, croisant Alexandra David-Neel retour d’Extrême Orient ou Joséphine Baker et sa nuée d’enfants arc-en-ciel. Même le Général de Gaulle y sacrifia aux plaisirs de la nuit de noce. Gageons pourtant que notre facétieux Philippe –Besson, j’entends !- y a éprouvé, lui, les lointains souvenirs des folles nuits d’André Gide! Quelques éclipses de soleil, à répétition, avec repos à la clé. Repos du guerrier, j’entends.
48h au Lutetia
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