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Le
nouveau roman de Philippe Besson se lit très facilement :
le texte est court et le contenu parfaitement accessible. Deux caractéristiques
qui méritent d’autant d’être soulignées
que « Les jours fragiles » laissent une impression
forte. De quoi est-il question ? Des derniers mois de la vie d’Arthur
Rimbaud racontée par sa sœur Isabelle. Cela va du retour
en France du poète, après ses incroyables aventures
de négociant (qui l’ont conduit au fin fond du Yémen),
jusqu’à son décès à Marseille
où il s’éteint, le corps dévoré
par la gangrène, à l’hôpital de la Conception
(ça ne s’invente pas), le 10 novembre 1891.
Pour ce faire, Philippe Besson s’est glissé dans la
peaux d’Isabelle Rimbaud : à la première personne
du singulier, il tient son journal intime, en usant d’une
langue simple, concrète, immédiate. On y trouve la
dureté insensée d’une mère, l’infinie
générosité d’une sœur envers un
génie d’une exigence et d’une sensibilité
folles. Ce n’est pas triste, encore moins morbide, mais émouvant,
intense, vibrant. Le livre refermé, on brûle l’envie
de relire l’œuvre de Rimbaud et d’aller acheter
certains des multiples ouvrages qui lui ont été consacrés.
Quel immense et singulier bonhomme !
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