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Un
sang d'encre
Pour
ce deuxième moment littéraire, Philippe Besson touche
-au scalpel- à la douleur, au mensonge, à la lâcheté,
à la maladie, aux non-dits, aux trop-pleins; qui se scandent,
se coupent, se choquent, s’expliquent, se sentent, se ressentent.
Qui est blanc? Qui est noir? Qui, ni blanc ni noir?
Son
frère est malade. On pense sida… mais c’est peut-être
remords? C’est -comme le vibrait Barbara- un «si d’amour
à mort», une retrouvaille en quinconce entre les membres
disloqués d’une fratrie et leurs mémoires.
Lourdes.
Blanches? Comme l’écran du cinéma des vies croisées
où se projette le film des existences; blanches, comme les
murs de l’hôpital où il perd ses chances de vie,
où il regagne -peut-être- le repos de ses doutes …
Il a chuté son frère, pas si beau, si pur, si victime
que ça en fait. Mais qui l’est? Qui affronterait autrement
le bilan de sa vie?
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