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Philippe,
Vous
et le net
mars-avril 2006
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Le
nouveau Besson est top. Il réussit à se
mettre dans la peau de Christine Villemin lors de la terrible
affaire Gregory. Le tout donne un étonnant roman
d'amour. Si si, je vous assure.
L'enfant d'octobre, Philippe Besson, Grasset. Patience,
ça sort le 5 avril...
"Tous
les ingrédients d'une tragédie sont réunis
: une province rance, moisie, un automne désolé,
un petit monde gangrené par les rivalités,
un corbeau insolent, une jeune mère éplorée,
un crime aux allures de rituel, des investigations conduites
en dépit du bon sens, des policiers rapidement
dépassés, des suspects successifs, des aveux
et des rétractations, des coups de théâtre
et des baudruches qui se dégonflent, des renversements
de situation ou d'alliances, un juge ballotté,
des innocents au regard coupable, des accusés relâchés,
des trahisons imprévues et des fidélités
inexpugnables, et, à la fin, une énigme
irrésolue… "
Philippe Besson
http://yansor.blogs.psychologies.com/fig_tree/2006/03/index.html
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Si je décide d'écrire aujourd'hui sur ce forum que
je lis régulièrement sans jamais avoir senti la nécessité
d'y écrire moi-même, c'est que les derniers messages
qui on tété écrits ici provoquent pour moi
une grande incompréhension.
Avant tout, je me permets d'énoncer des doutes sur l'identité
de leurs émetteurs: pour avoir lu un livre pas encore paru,
sans doute faut-il être concerné directement par l'affaire,
à moins d'être libraire... toujours est-il que cela
éveille pour des moi des soupçons sur la bonne foi
des attaques faites ici...
Pour cette raison même je crois qu'il serait inutile de réouvrir
le fameux débat Réalité-Fiction parce que les
motivations de ces détracteurs semblent être bien plus
basses que cela...
Je ne peux pourtant pas m'empêcher de vouloir leur répondre,
(sans même avoir lu L'Enfant d'Octobre, je tiens à
la signaler). mais simplement parce que les arguments avancés
me paraissent trop faciles et d'ores et déjà contestables!
D 'abord, commencer de façon aussi démagogique par
demander "un écrivain a-t-il le droit..." paraît
erroné! en effet, quels droits peuvent être refuser
à celui qui écrit? est-ce que la littérature
n'est pas par excellence l'aptitude à s'emparer d'histoires
ou de faits auxquels l'auteur est étranger afin d'en proposer
une variation, par le prysme d'un regard, d'une sensibilité...
ensuite, on accuse l'auteur de "s'emparer d'un fait divers
sans jamais vérifier si la représentation médiatique
n'a jamais été faussée" consécutivement
à cela on avance même le fait que ce point de vue diverge
de celui "enseigné dans les écoles de journalisme,
de magistrature, de police". il est évident après
la lecture des Jours Fragiles que l'écrivain en question
se documente largement sur les sujets qu'il choisit de traiter dans
ses livres. par ailleurs, depuis quand, s'il vous plait, demande-t-on
à un romancier de fournir un travail journalistique? les
doutes que peuvent laisser planer la réalité ne sont-ils
pas justement propices au fantasme, à l'imaginaire, à
la toile de fond de l'oeuvre romanesque. quand aux partis pris de
l'auteur sur le déroulement des évènements,
ils ne sont que la preuve évidente de l'engagement de Philippe
Besson mais en aucun cas ils ne peuvent constituer un dossier à
charge contre le/s protagoniste/s de l'affaire... alors doit-on
préfèrer cela à la tièdeur que peut
constiuter le fait de ne pas vouloir se mouiller? et comme le fait
bonitzer pour la télévision de ne se contenter "uniquement
des pv d'instuction"
L'oeuvre littéraire est l'un des derniers espaces d'expression
où la liberté, le libre-arbitre, les libertés
prises avec la réalité ne devraient pas être
blamables... je ne conçois pas la littérature comme
un encart informatif mais clairement comme un lieu de création.
il me semble, si les propos lus ici sont tout à fait sincères
que la personne qui en est l'auteur ne mesure pas véritablement
quelles attentes on peut légitimement avoir face à
la littérature en tant que lecteur... mais que vaut véritablement
l'acharnement que semble générer L'Enfant d'Octobre
par le dénommé laurent? ne constitue-il pas une pure
bassesse? en étant indulgent je dirais une bévue...
mais je reste dubitatif. en attendant demain la sortie de ce livre,
je ne peux m'empêcher de penser à un sublime texte,
à Roberto Zucco de Koltès...autement dit, à
l'évidence que l'imaginaire est bel et bien autorisé
à s'engouffrer dans la brèche de doutes qui peuvent
planer sur un fait divers.
impatiemment, thomas
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Un fait divers qui ne se lit pas comme un fait divers
Philippe BESSON inaugure cette nouvelle collection avec le récit
de la célébrissime affaire Grégory. A cette
époque j'avais 12 ans, autant dire que je ne m'en souviens
que peu. Je découvre donc moults détails.
Dans le fond, le travail de l'écrivain s'est limité
à recueillir les faits, sur la forme on retrouve le style
BESSON et le livre est agréable à lire: très
bien écrit comme d'habitude, les monologues de la narratrice
donnent une chaleur humaine à ce récit difficile.
Pas évident d'écrire sur un drame pareil mais
en ne prenant pas parti et en ne tombant pas dans le sensationalisme,
l'auteur a réussi et nous donne au final un très
beau texte.
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"C'est un fait divers exceptionnel qui a passionné
et déchiré la France. Vingt-deux ans après,
l'écrivain Philippe Besson sort "L'enfant d'octobre",
docu-fiction d'une extrême sensibilité où
il rédige le journal de Christine Villemin. Bouleversant."
"Comme à son habitude la plume de Philippe Besson
est trempée à l’encre de la précision
des sentiments. Avec la froide minutie descriptive des faits
(s’inspirant des relations judiciaires établies)
et l’empathique subjectivité de la voix de
la Mère. Parce que Philippe Besson a fait choix romanesque
– donc subjectif – à l’instar d’une
vérité judiciaire dite il y a 20 ans (est-ce
la vérité pour autant ?) de croire indubitablement
à l’innocence de Christine Villemin. Mater
dolorosa qui parle, par sa plume, peu mais fort, comme un
cri…"
Après plusieurs heures de lecture intensive, je viens
de finir "L'enfant d'octobre". J'ai beaucoup aimé,
et aussi mieux compris l'histoire du petit Grégory.
J'avoue qu'à l'époque je n'ai pas vraiment
suivi l'affaire.. Et puis Philippe Besson écrit tellement
bien, c'est un réel plaisir pour le lecteur.
http://spaces.msn.com/karineparis/
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J'ai lu le nouveau Philippe Besson d'une traite, impossible de laisser
échapper le livre de mes mains et ça n'était
pourtant pas gagné. J'avais quelques réticences à
l'endroit de ce nouveau Besson ; "L'enfant d'octobre"
reprend la terrible histoire de Gregory Villemin... Philippe Besson
ajoute, imagine les pensées d'une mère meurtrie qui
à perdue son fils et qu'on accuse du meurtre de son enfant,
mais on connaît déjà l'histoire ; alors au début
j'avais des doutes et j'étais surpris que l'auteur s'intéresse
à cette histoire... et finalement pourquoi pas ?!
Plus la lecture avance et plus on est touché et ému,
parfois noué. L'auteur (une fois de plus) réussi à
retranscrire une palette de sentiments forts qui ne quittent pas
le lecteur. Bien-sur l'image de l'enfant assassiné ne nous
quitte pas non plus durant la lecture car il est impossible d'avoir
oublié le visage tellement publié dans la presse de
cet enfant.
http://virtualpsyche.canalblog.com/
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On retrouvera dans ce roman la force des obsessions de
Philippe Besson : l'interrogation sur le lien familial,
et singulièrement le rapport mère-fils,
la mort comme révélateur des secrets enfouis,
la solitude du coupable idéal face à la
meute, le questionnement sur l'innocence, l'influence
des lieux et de la géographie sur le comportement
des hommes, ou encore les différents visages du
chagrin.
http://fleurdencre.over-blog.com/article-2477353.html
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Emotion et justesse: ainsi Thierry caractérisait-il,
dans les commentaires de ce blog, L'enfant d'octobre
de Philippe Besson, que je viens de lire à mon
tour avec le même sentiment final dissipant mon
scepticisme. La version de l'écrivain est-elle
la bonne ? Nul n'en sait rien, mais son portrait d'un
couple farouche, et farouchement lié bien au-delà
de la mort de Grégory, est tout à fait
plausible. A fines touches précises, évitant
tout sensationnalisme, visiblement bien documenté,
Philippe Besson reconstitue ce drame en eaux glauques
par un jeu de contrepoint faisant alterner le récit
des faits et la voix de Christine Villemin. Celle-ci
a dit ne pas se reconnaître dans cette voix, et
sans doute est-ce la partie la plus délicate
du livre, dans la mesure où le personnage, tel
qu'il apparaît du dehors, ne correspond pas tout
à fait à ce monologue très sensible
et un peu trop littéraire peut-être ? Mais
on peut le prendre, aussi, comme une voix tout intérieure,
et pourquoi ne pas prêter cette lucidité
douloureuse à cette femme soumise à toutes
les épreuves ? Ce qui est sûr, c'est que
Philippe Besson rend très bien l'épouvantable
gâchis de cette sombre affaire, que les médias
ont contribué à embrouiller plus encore.
Le romancier en tire une sorte d'épure pleine
d'empathie à l'égard du couple Villemin,
sans l'angéliser pour autant. Le cadre social
sinistré, la jalousie, la haine suscitée
par les deux jeunes gens, puis l'emballement judiciaire
et médiatique: tout cela est rendu avec clarté.
On n'est ni chez Bernanos ni chez Dostoïevsvki,
mais les médias sont mal venus de remettre en
cause le principe même de ce livre, à mes
yeux fondé sur une démarche légitime.
Fallait-il changer les noms des protagonistes, comme
lorsque Jules Romains fait de Landru un Quinette ? Le
débat paraît vain s'agissant d'une telle
affaire, interprétée sans la mauvaise
curiosité et le vampirique goût du sang
qui en a marqué les développements médiatiques.
Le même problème se posait à Emmanuel
Carrère quand il s'est intéressé
au mythomane criminel Jean-Claude Romand pour en tirer
L'adversaire, et la même solution semblait également
défendable. Enfin, Philippe Besson me semble
beaucoup plus juste, en l'occurrence, par son empathie
et sa réserve, qu'une Marguerite Duras en son
obscène numéro du Forcément sublime...
http://carnetsdejlk.hautetfort.com/archive/2006/04/19/un-debat-inepte.html |
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On a déjà tout écrit sur l'affaire Grégory.
Le petit corps retrouvé dans la Vologne, les menaces
du corbeau, les errements des enquêteurs, la culpabilité
ou l'innocence de Christine Villemin, la mort de Bernard Laroche…
on a déjà tout dit, tout écrit sur cette
histoire. Et voilà que vingt ans après, Grasset,
pour lancer une nouvelle collection, propose à Philippe
Besson d'écrire, à partir de cette affaire,
un roman. Mais peut-on écrire un roman en retraçant
toute une affaire, jour après jour… Peut-on écrire
un roman en gardant les vrais noms des protagonistes ? Peut-on
écrire un roman en décrivant, minute par minute,
des événements ayant existé ? Légalement,
les juges auront peut-être à se prononcer sur
la question, Christine Villemin ayant demandé à
son avocat d'engager des poursuites contre le romancier…
Car 'L'enfant d'octobre' est bel et bien l'œuvre d'un
romancier. Un romancier qui, avec l'affaire Grégory,
retrouve comme en écho l'un des thèmes qui hante
le plus ses précédentes œuvres - 'Un instant
d'abandon' et 'Les Jours fragiles' notamment : la mort d'un
être cher. Philippe Besson s'approprie l'histoire des
protagonistes pour en faire des personnages de fiction. Cette
appropriation romanesque nous les rend plus proches, infiniment
plus proches qu'aucun article ne serait jamais parvenu à
le faire.
On est saisi à la lecture des chapitres dans lesquels
l'auteur se met à la place de Christine Villemin, dans
lesquels il imagine les pensées de la mère suppliciée.
On est saisi par l'intensité dramatique, par ce style
si épuré, par ces mots qui sonnent tellement
justes. On est pris par l'émotion devant cette plume
si sensible qu'on la croirait trempée à l'encre
empathique.
Non, on n'avait pas encore tout dit, tout écrit sur
l'affaire Grégory…
François Ménard sur evene.fr
Noté 5 étoiles sur 5
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