| |
collection
des éditions Grasset. Premier auteur à se prêter
au périlleux exercice (et avec quelle réussite !)
: Philippe Besson, qui revisite la sombre et médiatique
« affaire Grégory ». Dans L’enfant d’octobre,
il fait le choix de la double voix : celle du narrateur qui relate
objectivement les faits, et celle (fictive) de la mère,
Christine Villemin, qui livre ses sentiments à mesure que
l’histoire s’embourbe. Alors. Besson s’interroge.
Et nous avec lui. Cette femme est-elle une madone ou bien un monstre,
une victime montrée du doigt ou l’odieuse coupable
du crime parfait ? AU fil de ses pages, il réinvestit lieux,
personnages et intrigue au point qu’on pourrait penser l’affaire
sortie directement de l’un de ses romans. Car la plupart
des grands thèmes chers à l’écrivain
sont là : l’interrogation sur le lien familial, le
poids des secrets que la mort vient révéler, la
solitude du coupable idéal face à la meute, les
différents visages du chagrin et beaucoup de mélancolie. |
|