| |
Cycle
d'amour
L’amour
dans
tous
les
sens.
En
images
et
en
mots,
avec
des
garçons
et
de
filles,
dans
le
cinéma
et
la
littérature.
L’amour
malgré
tout
et
par-dessus
tout,
comme
unique
remède,
comme
dernier
don
et
dernier
échange,
comme
recours
et
comme
chimère
toujours
poursuivie.
Encore
et
toujours.
Un
cycle
littéraire
:
5
auteurs
contemporains
français
parlent
de
l’amour
dans
leur
œuvre,
un
hommage
à
Duras
par
Yann
Andréa.
«
Il
y
a
des
gens
qui
n’auraient
jamais
été
amoureux
s’ils
n’avaient
jamais
entendu
parler
de
l’amour
»
assure
La
Rochefoucauld.
Alors
bien
sûr,
ça
fait
une
raison
pour
en
parler
–et
qu’est-ce
que
la
littérature
a
jamais
fait
d’autre,
en
poésie,
en
roman,
au
théâtre,
et
puis
les
films
maintenant…
Y
aurait-il
eu
une
littérature,
sans
amoureux
?
Mais
aujourd’hui,
que
sont
nos
amours
devenues
?
La
libération
sexuelle
et
la
consécration
des
mouvements
féministes,
la
revendication
homosexuelle
de
visibilité
et
la
remise
en
cause
des
genres
mais
aussi
la
redéfinition
obligatoire
de
la
pudeur
et
de
l’intime
qu’ont
imposé
les
évolutions
techniques
et
sociales
de
notre
temps
;
tout
ceci
a
bouleversé
nos
sociétés.
Alors
comment
parler
d’amour
dans
le
roman
d’aujourd’hui
–et
quelle
forme
d’amour
y
veut-on
représenter
?
Pour
y
répondre,
six
auteurs,
les
plus
différents
possibles
vous
parleront
d’amour,
dans
leurs
œuvres,
dans
la
littérature
contemporaine,
et
puis
aussi
un
peu
dans
notre
société.
La
flamboyante,
sensuelle
et
passionnée
Régine
Deforges
viendra
inaugurer
ces
rencontres.
Puis
Philippe
Besson,
si
brillamment
adapté
au
cinéma
par
Chéreau,
le
jeune
et
ambitieux
Laurent
Mauvignier
et
la
très
incisive
Camille
Laurens
viendront
compléter
avec
nous
l’exploration
des
nouveaux
territoires
et
des
nouvelles
figures
du
sentiment
amoureux.
Et
enfin
Jean-Philippe
Toussaint,
qui
a
reçu
cette
année
le
prix
Médicis
pour
le
meilleur
roman
français,
viendra
s’interroger
avec
nous
sur
la
possibilité
de
réinventer
le
roman
d’amour.
Sans
oublier
Yann
Andréa,
qui
en
ouverture
du
cycle
de
cinéma
viendra
évoquer
le
visage,
les
mots
et
la
mémoire
de
Marguerite
Duras,
dont
il
fut
le
dernier
compagnon.
Nous
rendrons
ainsi
un
premier
hommage
à
celle
qui
rénova
profondément
l’écriture
de
l’amour
dans
la
littérature
contemporaine
française,
10
ans
après
sa
mort.
Tout
cela
donc
pour
parler
d’amour
–
et
nous
rappeler,
avec
Diderot,
qu’il
y
a
«
un
peu
de
testicule
au
fond
de
nos
sentiments
les
plus
sublimes
et
de
notre
tendresse
la
plus
épurée.
»
|
|